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L’Atelier Marcel : la marque de bijoux en argile polymère

Le talent du jour s’appelle Laëtitia, armée de ses dix doigts elle crée de belles choses et du talent, elle en a à revendre.

Si vous demandez à une passionnée de bijoux d’écrire un article sur des boucles d’oreille ça donne un cocktail d’enthousiasme débordant et une irrépressible envie d’achat. Je m’auto-influence, c’est tout un concept.

Revenons à Laëtitia et ses dix doigts, enfin on n’est pas allez vérifier mais on suppose. Elle est, depuis l’enfance, passionnée par les travaux manuels, alors c’est tout naturellement qu’elle s’est dirigée vers des études d’Arts appliqués, puis de stylisme/couture. Cette envie de créer ne l’a jamais lâchée. Comme beaucoup de passionnés, elle avait une place bien au chaud dans sa tête en attendant de trouver le bon moment pour se lancer. En attendant ce jour, Laëtitia travaillait mais continuait à parcourir ses envies créatives : créer de la lingerie, faire du macramé, du crochet, de la photo, s’essayer aux perles, à la découpe du verre. Et puis là, révélation. L’argile polymère a fait de l’ombre à cet éventail de possibilités que lui offrait l’univers de la création.

«L’argile polymère a balayé cette boulimie de nouvelles techniques, m’offrant avec une seule matière, d’infinies possibilités ! L’Atelier Marcel est né.»

L’Atelier Marcel est donc une marque de bijoux en argile polymère. Non ce n’est pas le nom d’une race de poissons d’eau douce, c’est une pâte à modeler qui devient dure après cuisson au four.

Concrètement, ça se passe comment la fabrication d’un bijou avec cette matière ?

«Les matières, les textures et les motifs sont une grande source d’inspiration pour moi. Il y a une phase de recherche de formes pour créer de nouveaux modèles, puis de motifs ou de textures. Ensuite le mélange des couleurs, la création du motif prend vie après plusieurs manipulations de l’argile. J’emporte pièce et procède à une première cuisson. Vient l’étape du ponçage et du polissage (plus ou moins accentuée selon la brillance souhaitée). L’étape du « renfort » (la fixation de l’attache de la boucle d’oreille) est délicate car aucune colle ne tient sur l’argile polymère. Une deuxième cuisson arrive pour enfin percer, nettoyer et monter les bijoux. Beaucoup d’étapes donc, mais la satisfaction d’un bijou créée entièrement à la main. Les coloris varient entre le noir, le beige, le nacré ou bien le blanc.»

Et alors, tu le vis comment toi l’entrepreneuriat ?

«Je suis actuellement employée et entrepreneuse, ce qui peut être très frustrant par moment: ne pouvoir donner toute son énergie dans notre entreprise, n’avoir que des bribes d’heures pour créer, mais est aussi une grande chance qui m’apporte une sérénité financière. Être multitâches me permet de ne jamais être lassée, de toujours développer mes connaissances et me remettre en questions, afin de faire évoluer L’Atelier Marcel. »

C’est ça la beauté de l’entrepreneuriat, commencer une deuxième journée de travail après son premier emploi et le faire sans rechigner parce que la passion prime, elle surpasse la fatigue, le stress et les doutes. C’est aussi parce que chaque étape passée dans cette aventure est une petite victoire, que ce soit la satisfaction d’un client, une collaboration, l’apprentissage d’une nouvelle technique, ça se fête et ça permet de prendre de la force pour la suite. Et parce qu’on ne peut pas parler de petites victoires sans penser au Palmashow (dites moi que vous voyez de qui je parle), on vous partage ces 4m09 de bonheur.


Ces créations parlent d’elles-mêmes n’est-ce pas ? L’Atelier Marcel n’a pas fini de nous faire plaisir. L’objectif de ces prochaines semaines pour Laëtitia sera de présenter deux nouveaux bijoux afin d’assortir les boucles d’oreilles et nous proposer de nouvelles pièces, une jolie marque à suivre donc.

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